Warning: Attempt to read property "name" on bool in /home/clients/1612d74b2993fd3a47dd5ad7f6a5d944/sites/insuffle-academie.com/wp-content/themes/insuffle-academie/inc/encart-formations.php on line 94
Vous avez trouvé une liste de questions puissantes. Vous en avez noté dix sur un carnet. En réunion, vous en avez lu une. Silence poli, et la discussion a repris comme avant. La question était bonne. Ce qui manquait, c’est tout le reste.
Yoan Lureault a publié sur le site du cabinet Insuffle 100 questions puissantes classées par situation. C’est une des pages les plus lues du site. Et c’est une réserve, pas un script. Voici comment s’en servir.
Une question à la fois
Une liste donne envie d’en poser trois. On en pose une. On l’adapte au moment, aux mots de la personne en face, puis on se tait. Dix questions d’affilée, c’est un interrogatoire. Une question suivie d’un silence, c’est une conversation.
Le moment compte plus que la question
La même formulation transforme une ouverture d’atelier et plombe une clôture. Toute séquence collective alterne quatre temps : ouvrir, diverger, converger, clore. En ouverture, une question d’enjeu. En divergence, une question qui élargit. En convergence, une question qui resserre. En clôture, une question de recul. La liste ne dit pas à quel moment poser quoi : c’est à vous de le savoir.
Ce que la liste ne fait pas à votre place
- Fabriquer la question pour votre situation : l’intention, la cible, la forme, le test.
- Tenir le silence après l’avoir posée. Compter jusqu’à dix. Les vraies réponses arrivent après.
- Relancer : « et quoi d’autre ? ». La première réponse est rarement la meilleure.
- Ne pas orienter : reformuler sans corriger, approfondir sans reprendre la main.
- Aller jusqu’au +1 : le pas concret que l’autre choisit en fin de conversation.
C’est exactement ce que travaillent les deux jours de la formation L’art de la question. La liste fournit la matière. La formation apprend à la poser, et à fabriquer les vôtres quand la liste ne suffit plus.
Un exercice pour la semaine
Choisissez une seule question de la liste. Une qui projette, par exemple : « à quoi verriez-vous que ça fonctionne ? ». Posez-la cette semaine, une fois, à une personne, au bon moment. Puis taisez-vous. Notez ce qui se passe après le silence. C’est le conseil que donne Yoan Lureault en fin de sa vidéo de soixante secondes : cette semaine, une seule question. Posez, taisez-vous, attendez.
Le guide complet de la formation : l’art de la question.
Une question de la liste, quatre usages
Prenez « à quoi verrez-vous que cette réunion a été utile ? ». En ouverture de réunion, elle fixe le résultat attendu et fait travailler dès la première minute. En entretien individuel, reformulée au singulier, elle remplace « qu’est-ce que tu attends de moi ? ». En fin d’atelier, au passé, elle devient une question de recul : « à quoi avez-vous vu que ce temps a été utile ? ». Et posée à soi-même, avant d’entrer dans la salle, elle est la question du carnet d’accomplissements : qu’est-ce que je veux vraiment, ici ?
Une question, quatre moments. C’est ce qu’une liste ne peut pas vous dire, et ce que la pratique en trio apprend vite.
Ce qu’une liste ne remplace pas
Trois choses, qui sont les trois modules du deuxième jour de la formation. Le silence, parce qu’une question puissante posée puis aussitôt commentée ne vaut rien. La relance, parce que la première réponse est une réponse de surface, et que « et quoi d’autre ? » va chercher la vraie. Et la conversation entière, parce qu’une question isolée ne mène nulle part : il faut savoir où on va après, projeter, placer, avancer.
Pour les trois marqueurs
Toutes les questions de la liste partagent trois marqueurs : ouvertes, orientées vers l’état désiré, impliquantes. Si vous fabriquez les vôtres, ce sont ces trois tests qui comptent, plus que la ressemblance avec la liste. Une question qui vous ressemble, avec vos mots, passera mieux qu’une formule empruntée. Les sept types de questions et les dix principes sont détaillés dans le guide complet du cabinet. Le lexique des mots qu’on emploie en formation est ici.
Questions fréquentes
Faut-il apprendre les questions par cœur ?
Non. Il faut en connaître trois ou quatre qui vous ressemblent, et savoir fabriquer les autres. Une question récitée se voit. Une question qu’on a faite sienne se pose en regardant la personne.
Comment choisir la question dans la liste ?
Par le moment : ouverture, divergence, convergence ou clôture. Puis par la cible : la personne, le groupe, soi-même. Une question qui ne colle ni au moment ni à la cible tombe à plat, même si elle est bonne.
Que faire si la question tombe à plat ?
Rien. Tenir le silence. Puis une relance courte : « et quoi d’autre ? ». Si rien ne vient, c’était le mauvais moment, pas la mauvaise question. Notez-le, et réessayez plus tard.