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L'art de la question · Dirigeants et comités de directionFormation au questionnement pour dirigeants : la question qui ouvre un comité de direction
Un comité où tout le monde est d'accord et où rien ne se décide. Deux jours pour fabriquer la question-titre, faire converger sans forcer, et conduire une conversation jusqu'à un +1.

Ce que vous vivez
Vous ouvrez le comité de direction par « alors, où on en est ? ». Trois minutes de silence gêné, puis un tour de table où chacun lit ses chiffres. Deux heures plus tard, tout le monde est d’accord et rien n’est décidé. Le mois suivant, le même sujet revient à l’ordre du jour.
Dans une mutuelle, une assurance, un groupe industriel, les dirigeants que nous rencontrons décrivent la même chose avec d’autres mots : la tête dans le guidon, des directions qui nagent chacune dans leur couloir, et des décisions prises en réunion qui ne tiennent pas une fois la porte refermée. Le problème n’est pas l’équipe. C’est souvent la question qu’on lui pose.
Ce que les deux jours changent pour un dirigeant
Un dirigeant ne pose pas les mêmes questions qu’un manager. Les siennes engagent une équipe de direction entière, et le silence qu’elles produisent coûte cher. La formation travaille d’abord la question qui ouvre un comité : pas un ordre du jour, une question-titre, celle qu’on écrit en haut du tableau et qui fait travailler le collectif longtemps.
Puis la décision. « Tout le monde est d’accord ? » produit des hochements de tête. « Qui ne peut pas vivre avec ? » fait sortir l’objection réelle, et permet de converger sans forcer. On y ajoute l’échelle collective et le +1 d’équipe : où en est-on, de 1 à 10, et quel est le pas suivant que le comité s’engage à faire. Le quatrième module est entièrement consacré à ces moments où le groupe tourne en rond, se tait ou s’oppose.
Et la conversation à deux, celle qu’un dirigeant a chaque semaine avec un membre de son comité : la conduire avec OPPA, jusqu’à un +1 concret, sans conseiller. C’est là que se gagne l’autonomie d’une équipe de direction.
Cinq questions pour commencer
Yoan Lureault a publié sur le site du cabinet cinq questions puissantes à poser en CODIR : à quoi sert vraiment notre comité, sommes-nous alignés ou seulement d’accord, qu’est-ce qu’on n’ose pas se dire ici. La formation apprend à fabriquer les vôtres, et à les poser sans casser le collectif.
Comment ça se passe
Deux jours, en trios tournants, avec un jeu de cartes OPPA. Vous venez avec deux situations réelles : un entretien avec un membre de votre comité, et une réunion de direction à venir. Mise en situation devant le groupe sur cette réunion, grille d’observation, carnet d’accomplissements, et le badge L’art de la question niveau 1 à la fin.
Pour un comité de direction entier, la formation se donne en intra, chez vous : le programme reste celui de la fiche officielle, les cas sont les vôtres. Quand le sujet est l’alignement du comité plus que le questionnement de chacun, c’est la formation CODIR qui répond. Le guide complet : l’art de la question.
Le comité d’après
L’ordre du jour a disparu. À sa place, une question-titre en haut du tableau, que vous avez fabriquée dix minutes avant et testée sur un membre du comité. Le silence des premières secondes ne vous fait plus reprendre la parole. Au moment de décider, vous posez « qui ne peut pas vivre avec ? » et une main se lève : c’est l’objection qui aurait fait échouer la décision trois semaines plus tard. Le comité sort avec un +1 d’équipe et un nom devant. Vous avez parlé moins, et décidé mieux.
Ce que vous rapportez
- Vos questions d’ouverture de comité, réécrites et testées.
- La séquence de décision : relire la question-titre, placer le groupe de 1 à 10, « qui ne peut pas vivre avec ? », traiter l’objection, le +1 d’équipe.
- Une conversation OPPA pour vos entretiens avec chaque membre du comité, en quinze minutes.
- La grille d’écoute et de relance, le carnet d’accomplissements, le badge niveau 1.
Ce que les dirigeants nous demandent
Un dirigeant qui questionne au lieu de décider, est-ce qu’il ne perd pas la main ?
C’est l’inverse. La question qui ouvre un comité, puis la question de décision, « qui ne peut pas vivre avec ? », donnent au dirigeant le dernier mot sur une décision que le collectif porte. Le dirigeant qui répond à tout porte tout.
Peut-on former le comité de direction en même temps que moi ?
Oui, en intra. Les membres du comité repartent avec le même vocabulaire, OPPA, l’échelle, le +1, et le dirigeant n’est plus le seul à poser les questions. C’est le format qui tient le mieux dans la durée.
Est-ce que ça remplace un séminaire de direction ?
Non. La formation développe une compétence individuelle, questionner. Un séminaire travaille un sujet avec l’équipe. Les deux se suivent souvent : on questionne mieux en séminaire quand on a appris à le faire.
La formation qui répond
Une formation fait monter vos gens en compétence. Un séminaire ou un accompagnement travaille le sujet avec eux. Souvent, c'est l'un puis l'autre.
Vous n'êtes pas dirigeant ?
Trois autres regards sur les mêmes deux jours.