Une entreprise du numérique, quarante personnes. Gemini pour les uns, Copilot pour les autres, un déploiement de Claude en cours. Personne n’a décidé de rien. Quand la direction de projet et la RH nous appellent, le constat tient en trois phrases : les niveaux sont très différents, les usages sont isolés, et les comptes gratuits inquiètent.

C’est le point de départ de la plupart des formations IA générative en entreprise que nous donnons. Pas une page blanche. Un désordre déjà installé.

Pourquoi ça ne s’arrange pas tout seul

  • L’usage a précédé la règle. Les outils sont arrivés par les collaborateurs. L’entreprise n’a jamais dit ce qu’on peut confier à une IA, et ce qu’on garde.
  • Les niveaux ne se rattrapent pas seuls. Celui qui sait n’a pas le temps d’expliquer. Celui qui ne sait pas n’ose pas demander.
  • On a appris l’outil, pas le métier. Un prompt copié sur un réseau social ne dit rien de votre cas d’usage. Le résultat est moyen, et on en conclut que l’IA est moyenne.
  • La peur et l’enthousiasme cohabitent sans cadre. Dans une salle, un participant coupe : « ChatGPT a dit… ». À la table d’à côté, un autre colle le dossier client entier dans un compte gratuit.

Les cinq étapes, dans l’ordre

1. Décider ce que l’entreprise attend, et ce qu’elle interdit

Avant toute formation, une position. Qu’est-ce qu’on veut que l’IA fasse chez nous ? Qu’est-ce qu’on ne veut pas voir ? Si le comité de direction ne l’a pas dit, chacun décide seul. C’est l’objet de la journée IA pour CODIR : comprendre ce qui se passe vraiment, relier l’IA à la stratégie, gouverner la donnée. Si vous vous reconnaissez dans « notre comité de direction n’a pas de position sur l’IA », commencez là.

2. Un socle commun

Même vocabulaire, même compréhension de ce qu’un modèle fait bien et mal. Un modèle qui prédit, pas qui sait. Tant que ce n’est pas partagé, les débutants n’osent pas et les avancés font n’importe quoi en confiance. Les mots, si besoin : le lexique de l’IA générative.

3. Vos cas d’usage, pas ceux des démos

On identifie, en intelligence collective, les tâches de votre métier qui méritent l’IA. On les teste sur vos documents. On garde ce qui marche. Résumer un appel d’offres, sortir un compte rendu de notes en vrac, comparer deux rapports : des tâches que vous faites déjà, faites autrement.

4. La règle des données

Ce qu’on peut confier à l’outil, ce qu’on anonymise, ce qu’on garde. Et des comptes configurés avec les bonnes garanties, pas des comptes gratuits ouverts un dimanche soir. Le détail est ici : IA générative et données de l’entreprise, la règle simple.

5. Un suivi

Une journée ne change pas des habitudes. Un plan d’action par personne, un espace en ligne, un suivi de trente jours et une clinic mensuelle pour revenir avec ses cas. C’est ce qui fait que 85 % des participants déclarent utiliser activement au moins un outil un mois après.

Par qui commencer : la direction ou les équipes ?

Les deux, mais pas dans la même salle. La direction a besoin de décider : une journée à part, avec le comité au complet, quatre à huit personnes. Les équipes ont besoin de pratiquer : la formation IA générative, six à douze participants par groupe. Dans l’entreprise du numérique, c’était quatre groupes de dix, et un financement envisagé par l’OPCO. Souvent, c’est l’un puis l’autre.

Combien de temps, combien ça coûte

Une journée, sept heures, en intra-entreprise uniquement : votre équipe, six à douze personnes, vos documents, vos comptes configurés pendant la journée. Devis sous 24 h, sans engagement, démarrage possible sous deux à quatre semaines, partout en France. Organisme certifié Qualiopi, formation finançable OPCO, non éligible au CPF. Tout sur le financement : financer une formation IA générative.

Le reste est dans le guide : formation IA générative, par où commencer. Et si c’est votre situation, la page « tout le monde utilise l’IA, chacun dans son coin » dit le problème, ses raisons et ce qui y répond.

Questions fréquentes

Faut-il former tout le monde ?

Tout le monde a besoin du socle commun et de la règle des données. Ensuite, on forme par groupes de six à douze, métier par métier, pour que les cas d’usage soient les bons.

Et si certains utilisent déjà très bien l’IA ?

C’est la norme : les niveaux sont hétérogènes dans toutes les entreprises qu’on voit. La journée travaille sur des cas réels, donc chacun avance depuis là où il est. Les plus avancés deviennent des relais.

Combien de temps avant la journée ?

Devis sous 24 h, un échange de cadrage, puis un démarrage sous deux à quatre semaines selon vos disponibilités.

Faut-il choisir un outil avant la formation ?

Non. On configure Claude et Gemini avec vous pendant la journée. Si votre entreprise a déjà choisi un autre outil, la méthode se transporte : comprendre le modèle, écrire un prompt qui tient, le relier à un cas d’usage.